I'm not one to watch dates or clocks... Mom was. If someone was traveling, she'd watch the clock and say: "They must be in this place by now". Or when it was our turn to travel, she'd say "1 week ago we were there" or "In 2 weeks we will be there". She'd remember anniversaries and other dates in a different way than I do.
I'm not like that, dates always creep up on me.
But this morning, I couldn't help but watch the clock... It's been one week today since the worst day of my life.
I started going through her clothes this morning. I think I'm taking advantage of the lingering numbness to deal with it now. But I'm not totally immune, of course. Finding clothes she wore on our trips takes me back to the best times we had together...
Her Teva shoes she got in Santa Monica and almost lost to the Pacific ocean... The white T-shirt she bought in a Cheyenne saloon and dipped a few days later in a puddle of red mud in one of the parks, to naturally dye it -it's still reddish from it even after multiple washes.
Her American shirts -she had a lot, but she favored a couple and I remember. Her Yellowstone hat with the dancing bears. Her red, white and blue buffalo jacket.
Asher asked me if I was moving. I tried explaining that since Mamyloo won't be coming back, we can give away her clothes to needy people. He said in French: "But Mamyloo is coming back in a little bit. People have clothes". I said I also wished she would come back in a little while. I didn't know what else to say...
Je ne suis pas du genre a regarder les pendules ou le calendrier. Maman oui. Si quelqu’un était en voyage, elle disait souvent : « ils doivent être ici maintenant ». Ou quand c’était notre tour de voyager, elle disait « Il y a une semaine aujourd’hui qu’on était la » ou « Dans deux semaines nous serons la ».
Elle se rappelait bien des dates et anniversaires.
Moi, les dates me surprennent toujours.
Mais ce matin je n’ai pas pu m’empêcher de regarder l’heure. Une semaine déjà depuis le pire jour de ma vie.
J’ai commence à trier ses vêtements ce matin. Je crois que je profite de mon engourdissement pour m’en occuper maintenant. Mais je ne suis pas complètement insensibilisée. Je trouve les vêtements qu’elle avait porte lors de nos voyages, et repense a nos meilleurs moments passés ensemble.
Ses chaussures Teva qu’elle avait achetées a Santa Monica et que l’océan Pacifique lui avait presque volées. Le T-shirt blanc qu’elle avait eu dans un saloon de Cheyenne et qu’elle avait teint naturellement quelques jours plus tard dans une flaque un peu boueuse d’un parc national (je ne me rappelle plus lequel). Il est encore rouge malgré les lavages.
Ses chemises américaines –elle en avait beaucoup, mais je me souviens de celles qu’elle préférait.
Sa casquette de Yellowstone, avec les ours qui dansent. Sa veste avec des bisons.
Asher m’a demande si on déménageait. J’ai essaye de lui expliquer que comme Mamyloo n’était plus la, on allait donner ses vêtements a des gens qui en ont besoin. Il m’a dit (en français) « Mais Mamyloo va revenir tout a l’heure. Les gens ils ont des vêtements ». Je lui ai dit que moi aussi j’aimerais que Mamyloo revienne tout a l’heure… Je ne savais pas quoi dire.
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