Sunday, January 8, 2012

Françoise

(Photos are clickable to view larger)
I dreamed of her this morning. I don't remember exactly what I was doing in my dream, but she appeared in her big yellow jacket, and I went over and hugged her and told her, in English “I miss you!” She replied: “I know, I cry too”. Then Keith woke me up –he had been up with the kids to let me sleep and it was time for me to wake up…

I actually hugged the last clothes she wore last night; I wished they smelled more of her, but there is not much of any smell at all. I also hugged her ashes, in the cardboard urn.
I don’t hold them often; this may have been only the 2nd time.
I know she’s not there and I know it wasn’t really her in my dream, just the longing of my heart for her.

I called her best friend from France yesterday, Françoise. These two have a history. It was nice hearing her voice and I know she reads this blog and connects via the internet to be close. My mom and Françoise met when I was about 3 and were instantly very close, and have always been through the years.
I think I’m looking for these human connections to be less alone. I’m still alone in her loss, it’s not something that can be totally shared; the deepest parts of grief, while universal, are so unique to each relationship. But hearing of others’ memories of her, memories a younger me might have belonged in, is soothing.

Françoise told me of a time she knocked on our apartment door and my mom and I were out, but she heard us coming up the stairs giggling together –given the address she gave me (place du Tampinet), I think I must have been around 7 or 8 years old. We had bought a baguette and had eaten half of it on our way back. Françoise said she didn’t know what we were giggling about, but there was this connection between us. There always was, until more recently when I got my own family and our mother-daughter relationship was not as central.
I didn’t really miss it, because I had my own family and she was close anyways. But I know she missed it… I know it is the way things were supposed to be. A mother’s love is one the biggest love there is, but I think her love for me surpassed that of normal mother’s love.


Maybe 1985 or 86?

(En cliquant sur les photos, on peut les voir plus grandes)
J’ai rêvé d’elle ce matin. Je ne me rappelle pas exactement ce que je faisais dans mon rêve, mais elle est apparue dans sa grande veste moutarde et je suis allée vers elle et l’ai serrée dans mes bras et je lui ai dit, en anglais  « Tu me manques ! » Elle m’a aussi répondu en anglais, « Je sais, je pleure aussi ». Très peu de temps après, Keith m’a réveillée –il m’avait laissée dormir un peu et c’était l’heure que je me lève.
Hier soir j’avais serré et senti les derniers vêtements qu’elle avait porté ; j’aimerais qu’ils sentent plus comme elle, mais ils n’ont vraiment aucune odeur. J’ai aussi porté et serré ses cendres, dans l’urne en carton. Je ne fais pas ca souvent, c’était peut-être la 2eme fois. Je sais qu’elle n’est pas la et que ce n’était pas vraiment elle dans mon rêve, juste ce que mon cœur voudrait.
J’ai appelé sa meilleure amie en France hier, Françoise. Ces deux la on t un passe. C’était bon d’entendre sa voix et je sais qu’elle lit ce blog et qu’elle se connecte via internet pour être proche. Maman et Françoise se sont rencontrées quand j’avais à peu prés 3 ans et ont été proches instantanément et l’ont toujours été toutes ses années.  
Je crois que je recherche les connections humaines pour être moins seule. Je suis quand même seule dans cette perte, ce n’est pas quelque chose que l’on peut complètement partager ; les parties les plus profondes du deuil, même si elles sont universelles, sont uniques a chaque relation. Mais d’entendre les souvenirs des autres, souvenirs auxquels une plus jeune ‘moi’ appartient peut-être, est réconfortant.
Françoise m’a raconté qu’une fois elle avait frappé a la porte de notre appartement et que nous n’étions pas la mais elle nous avait entendu monter les escaliers en riant toutes les deux. De part l’adresse qu’elle m’a rappelé (place du Tampinet), je devais avoir 7 ou 8 ans.  On avait acheté une baguette et on en avait mangé la moitie sur le chemin du retour. Françoise ne savait pas pourquoi nous rigolions mais il y avait cette connexion entre nous. Il y en avait toujours eu une entre nous, jusqu'à plus récemment quand j’ai fondé ma propre famille et notre relation mère-fille était moins centrale.
Cela ne me manquait pas vraiment, a cause de ma famille et on été quand même proches. Mais je sais que ca lui manquait… je sais que les choses sont supposées être comme ca. L’amour d’une mère est l’un des plus grands amours qui existent, mais je crois que son amour pour moi dépassait l’amour normal d’une mère pour son enfant.
Probably 1989. My mom, Francoise, me at the wheel and Francoise's son, Thibault.

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