Sunday, April 22, 2012

Dedication/Dedicace

Yesterday, I received a copy of « Wyoming Lifestyle Magazine » in which a Facebook friend of my mom’s (Linda) had the editor add a dedication to her. Linda thought it was small, but to me it means the world because I know she would have been so thrilled.

The photo is by DianaVolk who does amazing western photography and whom my mom was friends with on Facebook as well.

I’m not doing so good right now. I’ve had a tough day with the kids and I don’t know, the emotions are closer to the surface. Here is the page that appears in the magazine. (photos are clickable to view larger).




Hier j’ai reçu une copie du magazine “Style de Vie du Wyoming” dans lequel une amie de Facebook de maman (Linda) a demandé à son éditeur d’ajouter une dédicace pour elle. Linda pensait que ce n’était pas grand-chose, mais ca représente beaucoup pour moi, parce qu’elle aurait été tellement heureuse.
La photo est de Diana Volk, une photographe incroyable de l’Ouest et qui était aussi amie avec maman sur Facebook.
Je ne vais pas très bien là. J’ai eu une dure journée avec les enfants, et je ne sais pas, les émotions sont plus prés de la surface. (On peut cliquer sur les photos pour les voir plus grandes).

Traduction de l'encart: "Ce numéro est dédié à notre amie Christine, qui aimait le Wyoming et avait partagé avec nous ses souvenirs heureux… qu’elle repose en paix. Notre monde est plus beau de l’avoir connue."

Saturday, April 14, 2012

14 Avril 1958-2012

It’s her birthday today. She would have been 54. I’m spending the morning at home while Keith and the kids are at church.

Usually dates creep up on me; I’m not good at anticipating birthdays and anniversaries. But today has been looming big for a while. The weight of her being gone seems a little heavier, because it’s been longer. Yet, when I look at pictures or things that remind me of her, she doesn’t seem that far. Time has stopped for her. She’s not missing us, she’s not hurting and I’m thankful for that.

The song below has really touched my heart. The lyrics are so perfect and the version by Selah is so full of freedom, I can picture her in her Wyoming with the wind in her hair, smiling from ear to ear.

When I go don't cry for me
In my father’s arms I'll be
The wounds this world left on my soul
Will all be healed and I'll be whole  

Sun and moon will be replaced
With the light of Jesus' face
And I will not be ashamed
For my savior knows my name  

It don't matter where you bury me
I'll be home and I'll be free
It don't matter where I lay
All my tears be washed away  

Gold and silver blind the eye
Temporary riches lie
Come and eat from heaven's store
Come and drink and thirst no more  

So weep not for me my friend
When my time below does end
For my life belongs to him
Who will raise the dead again  

It  don't matter where you bury me
I'll be home and I'll be free
It don't matter where I lay
All my tears be washed away





This is how I picture her…  (pictures are clickable to view better)


And because of this postcard we sent to ourselves (in France) when we were in Cheyenne in 1997 (our first Frontier Days). She says: “Happiness is complete in cowboy’s land”. And I say something stupid J


C’est son anniversaire aujourd’hui. Elle aurait eu 54 ans. Je passe la matinée à la maison pendant que Keith et les enfants sont à l’église.
D’habitude, les dates me prennent par surprise ; je ne suis pas douée pour me rappeler des anniversaires. Mais ce jour, je l’ai vu venir de loin. Le poids de son absence est un peu plus lourd, parce que ca fait plus longtemps. Pourtant quand je regarde des photos ou des choses qui me la rappelle , elle ne parait pas si loin. Le temps s’est arrêté pour elle. On ne lui manque pas, elle ne souffre pas et je suis reconnaissante de ça.
Cette chanson (vidéo) touche vraiment mon cœur. Les paroles sont parfaites et la version chantee par Selah est pleine de liberte, je la vois dans son Wyoming, avec le vent dans ses cheveux, avec un sourire jusqu’aux oreilles.
All my tears (Toutes me larmes) -traduction
Quand je partirai, ne pleurez pas pour moi
Dans les bras de mon père je serai
Les blessures que ce monde a laissé sur mon âme
Seront guéries and je serai entière
Le soleil et la lune seront remplacés
Par la lumière du visage de Jésus
Et je n’aurai pas honte
Car mon Sauveur connait mon nom
Peu importe ou vous m’enterrerez
Je serai chez moi et je serai libre
Peu importe où je gis
Toutes mes larmes seront séchées
L’or et l’argent aveuglent
Les richesses temporaires mentent
Venez et mangez au Paradis
Venez et buvez et n’ayez plus soif
Alors ne pleure pas pour moi mon ami
Quand mon temps ici-bas est fini
Car ma vie appartient
A celui qui ressuscite les morts 
C’est comme ca que je l’imagine (photo avec le Park Ranger et au Yellowstone). (On peut cliquer sur les photos pour mieux les voir).
Et aussi à cause de cette carte postale que l’on s’était envoyée en France, quand nous étions à Cheyenne en 97 (nos premiers Frontier Days).

Thursday, April 12, 2012

April 12, 2012

It’s been a while since I wrote. I don’t think I had any dream she was in, since then.

Life is busy, but she’s always on my shoulder. Sometimes I forget about it and then it hits me again.

I try to analyze some of my feelings. It’s not easy. There is such a mix of them. The moment with the most clarity of death itself, was the day I learned she had passed. So it is when I think of that day, of how it unraveled, that I truly taste the finality of death. But otherwise, it’s fuzzier. Like she’s somewhere else, living far away perhaps. I had lived without her and I had spent long stretches of times without seeing her in the past, probably up to a year if not more.  We’d talk on the phone though. So it almost feels like that.

I have found out I miss her unconditional love, support and pride. I always enjoyed it, although sometimes it was almost too much –how foolish of me to feel that way then.
The other day I requested recommendations from work superiors and they wrote great ones; and it hit me.  She would have been so proud, but now, I had no one to be proud of me. It sounds stupid and childish, but I did miss her so much right then. I could hear her though. I can still hear what she would say in a lot of situations. I know what she would say and do if she saw me cry the way I do.

She hadn’t seen me cry in a long time. I saw her cry instead. She was upset to be living with us. She wanted to be free and not a burden to us. She had said not long ago that she felt she had lost me. That still hurts so much. She did lose me a little… it was not easy to juggle parenthood and ‘daughter-hood’, to be between my husband and my mother, between my kids and my mother. I tried to make her feel better with words, but my attitude spoke louder than my stupid words. It was stressful at times. We tried to make the best of it, and often it was good. It had only been 6 months since we all moved in together. It was a rough settling in. Although, she never was the type of person to meddle or impose. She would always try to get out of our way, blend in and be the best help to us.

The one thing I am happy about is that we got her a spa treatment only a few days before her passing, the Friday we went to Camp. It was Keith’s idea as a thank you for everything she did for us and the kids. She appreciated it. I hope she felt the love.



Ça fait un moment que je n’ai pas écrit. Je ne crois pas avoir rêvé d’elle depuis mon dernier post.
La vie continue, mais elle est toujours sur mon épaule. Parfois j’oublie, puis d’un coup je me rappelle.
J’essaie d’analyser mes sentiments mais ce n’est pas facile. Il y en a tellement. Le moment qui a été le plus clair en ce qui concerne la mort elle-même fut le jour ou elle est décédée. C’est donc quand je pense a ce jour, comment il s’est déroule que je goute vraiment la finalité  de la mort. Sinon, c’est plus flou, comme si elle vivait ailleurs, loin peut-être. J’ai vécu loin d’elle sans la voir dans le passé, surement un an et plus parfois. On parlait au téléphone bien sûr. C’est presque come ça.
J’ai découvert que son amour inconditionnel, son soutien et le fait qu’elle soit si fière de moi me manquent le plus. Je l’ai toujours apprécié, bien que des fois c’était trop –stupide de ma pat de penser ça à l’époque.
L’autre jour j’ai eu de bonnes recommandations professionnelles et j’ai pensé qu’elle aurait été si fière, mais je n’avais personne pour être fier de moi. Ca parait enfantin et stupide mais elle m’a tellement manquée à ce moment l
à… Je pouvais l’entendre. Je peux encore entendre ce qu’elle dirait dans des tas de situations. Je sais ce qu’elle dirait si elle me voyait pleurer comme je le fais.
Elle ne m’avait pas vue pleurer depuis longtemps. C’est moi qui la voyais pleurer. Elle n’aimait pas avoir à vivre avec nous. Elle voulait être libre et pas un fardeau. Elle m’avait dit il n’y a pas très longtemps qu’elle m’avait perdue. Ca me fait encore tellement mal. C’est vrai qu’elle m’avait u peu perdue. Ce n’était pas facile de jongler entre être un parent, une femme et une fille, d’être entre mon mari et ma mère, entre mes enfants et ma mère.  J’essayais de la faire se sentir plus a l’aise, mes mon attitude parlait plus fort que me stupides mots. C’était parfois stressant. On essayait de faire au mieux et souvent c’était bien. Ca faisait seulement 6 mois qu’on avait tous emménagé ensemble. Mais elle n’était pas du tout le genre de personne qui s’interposait ou s’imposait. Elle essayait toujours de s’effacer, et de nous aider le plus qu’elle pouvait sans nous déranger.
La chose dont je suis heureuse, c’est qu’on lui avait offert une matinée au spa, seulement quelques jours avant son décès. C’était l’idée de Keith pour la remercier de tout ce qu’elle faisait pour nous et les enfants. Elle l’avait apprécié. J’espère qu’elle avait senti notre amour.

Wednesday, March 14, 2012

Dreams/Rêves

I have dreamt about her several times since her death –of course. But I had two dreams in a row, these past two nights.

On Monday night, she was back, but I knew she had died (I always know she has died), so I was talking to her and crying. I wanted to spend more time with her and be a better daughter. She didn’t say anything and showed no emotion (very unlike her).

Last night, I time travelled and I knew I was back in time, but I guess I didn’t know how far back in time I was, because I was frantically trying to call her to warn her of her death, the way she would go, so she could stop it. I finally got her on the phone (strange since we had been living together for 6 months) and warned her.

I think both dreams were pretty short. In any case, I don’t remember them lasting.


J’ai rêvé d’elle plusieurs fois depuis son décès –bien sur. Mais ce fait deux nuits de suite que je rêve.

Lundi soir, j’ai rêve qu’elle était revenue, mais je savais qu’elle avait décédé (je sais toujours qu’elle a décédé), alors je lui parlais en pleurant. Je voulais passer plus de temps avec elle et être une meilleure fille. Elle ne répondait rien et ne montrait aucune émotion (pas du tout son style).

Hier soir, j’ai voyagé dans le temps et je savais que j’étais dans le passe, mais je ne savais pas jusqu’ou car j’essayais de l’appeler désespérément pour la prévenir de sa mort, de la façon dont elle allait partir, pour qu’elle puisse l’éviter. Je l’ai enfin eue au téléphone (bizarre étant donne qu’on vivait ensemble depuis 6 mois) et je l’ai avertie.

Je crois que les deux rêves étaient assez courts. En tout cas, je ne me souviens pas qu’ils aient duré.

Thursday, March 8, 2012

Snowy Range

Well, since my last post, I have found the exact place I want to take her –and thinking about it still gets me incredibly emotional, more than anything else. I can usually hold myself together, but if my mind wanders to Wyoming, I become a puddle.

The place will be off of the Snowy Range Scenic Byway or Hwy 130 in southern Wyoming. I was looking online for areas close to where My Friend Flicka takes place and I saw the town of Centennial on the map –I think I was looking at a Google map to see where the mountains started. I read more about the town and the scenic byway came up, as it is very nearby.  It rang a bell, I wondered if we had taken it in one of our trips in the US, so I looked it up in the typed up version of my journals: sure enough, there it was, July 1997. I was 17, she was 39. We drove on it, on our way to Rawlins where we spent the night. Our true destination of choice was of course Yellowstone.  We were departing Cheyenne, after spending our first Frontier Days… I didn’t say much about it at the time, in my journal, but my guess is she was the happiest. Cheyenne behind us, Yellowstone ahead, and her beloved Rockies.

I know it is the place she belongs.
Off of Highway 130, Wyoming

I talked to my aunt Jocelyne yesterday –her birthday is today. She’s my mom’s older sister (my mom was number 2 of 4 girls). I really enjoy our talks, we talk about everything. She has no children but she always kept in touch with her nieces, sending me lots of cards when I was little. I never lived close to her, but I know she was present in my life. Distance did not allow for us to be particularly close, we’d talk on the phone once in a while. Now, it’s shifting a bit.

In the two hour conversation we had, I told her about my plans and this is when my voice broke and I could barely carry on. Asher and Sam were playing; we were all in the yard. Asher came up to me with a glowing face just minutes after I had pulled myself back together and said: “Jesus is coming back and we’ll fly with Him”… I was still on the phone, but I heard it and responded “Yes, we will”.

Tonight, I cried heavily all the way home. I miss her. When I see pictures, I see her skin, her hands and I can feel them. There is this one picture at the Kennedy Space Center; it’s a tourist picture (we went together in 2005, while she visited us in Florida for the 1st time). She has her arm around me and her hand is on my shoulder. I can feel that very hand. But it’s not there anymore… The hole is getting bigger.

I’m OK though. I just need to feel and bring this sadness out of me sometimes.


Depuis mon dernier post, j’ai trouve l’endroit exact ou je veux l’emmener –et y penser me rend toujours très émotionnelle, plus qu’aucune autre chose. Je peux en général me restreindre, mais si mon esprit vogue dans le Wyoming, je deviens une flaque.
L’endroit sera prés de la route scénique Snowy Range (Chaine Enneigée), dans le sud du Wyoming. Je cherchais sur une carte des endroits qui me rappelaient Flicka et là où les montagnes commençaient. J’ai trouvé le petit village de Centennial et prés de là, la route 130, la Snowy Range. Ca me disait quelque chose, et comme c’était dans ‘nos quartiers’ je l’ai recherche dans mes journaux de voyages et je l’ai retrouve : juillet 1997, on y est passe. J’avais 17 ans, maman 39. On quittait Cheyenne où on avait passé nos premiers Frontier Days (rodéo) et on partait vers le Yellowstone. Je n’en dis pas grand-chose dans mon journal, mais je peux deviner qu’elle était aux anges, dans ses Rocheuses adorées.
Je sais que c’est là bas qu’elle appartient.
J’ai téléphoné à ma tante Jocelyne hier –c’est son anniversaire aujourd’hui. C’est la sœur aînée de maman (maman est la 2eme de 4 filles). J’aime beaucoup lui parler, on parle de tout. Elle n’a pas d’enfants, mais a toujours gardé le contact avec ses nièces, et m’envoyait toujours des cartes postales quand j’étais petite. Je n’ai jamais habité près d’elle, mais elle était présente dans ma vie. La distance ne nous a pas permis d’être particulièrement proches, on se parlait au téléphone de temps en temps. Maintenant ca change un peu.
Dans les 2 heures de notre conversation, je lui ai parlé de mes plans et c’est là que ma voix s’est cassée, je pouvais à peine continuer. Asher et Sam jouaient, on était tous dans le jardin. Asher est venu vers moi quelques minutes après que je me sois remise, et m’a dit « Jésus revient et on volera dans le ciel avec lui ». Jetais encore au telephone, mais je l’ai entendu et lui ai répondu « Oui mon cœur. »
Ce soir, j’ai pleuré à chaudes larmes en rentrant du travail. Elle me manque. Quand je vois des photos, je vois sa peau, ses mains, et je peux les sentir. Il y a une photo où on est au Centre de l’Espace Kennedy ; c’est une photo de touriste (on y était allé ensemble en 2005, alors qu’elle était venue nous voir en Floride pour la 1ère fois). Elle a son bras autour de moi et sa main sur mon épaule. Je peux encore sentir cette main. Mais elle n’est plus la… Le vide s’agrandit.
Ca va. J’ai juste besoin de sentir et sortir cette tristesse de temps en temps.

Thursday, February 23, 2012

Going to Wyoming -June 6th

Today, I got my flight to Denver booked. I had butterflies in my stomach.

I have been envisioning the moment when I bring her home and every time it churns my insides. Thinking of those beautiful mountains, those open spaces she loved so much, our road trips together makes me very emotional. I wrote a poem for her, for that very moment when I’ll let her go, setting her free in the earthly home she had chosen. Or had it chosen her?

This past week, I spent a few days being happy, normal, it didn’t get to me. Then last night, I replayed that fateful day, the phone call –the surreal stomach punch-, the ride home and the emergency vehicles stopped at our house. And today, getting the flight, I spent more time thinking of that time of releasing her and I was on the verge of tears a few times.

I don’t know if it is a real memory or if I made it up later, but when I drove up our street on that day, I’m pretty sure the song “Your great name” by Natalie Grant was playing and the verse “The enemy he has to leave, at the sound of Your great Name” came right when I was almost there. The enemy had to leave. He had left an ugly mark, but the victory was not his and he had to leave. Jesus is the truth, the way and the LIFE.




Aujourd’hui j’ai acheté mon billet d’avion pour Denver (Colorado). De l à j’irai dans le Wyoming. J’avais des nœuds dans l’estomac.
J’imagine souvent le moment quand je la ramènerai chez elle et ca me remue à l’intérieur. Penser a ces magnifiques montagnes, ces grands espaces qu’elle aimait tant, nos voyages, tout ça me rend très émotionnelle. Je lui ai écrit un poème, pour ce moment même où je la laisserai partir, où je la libérerai dans cet endroit terrestre qu’elle avait choisi. Ou est-ce cette terre qui l’avait choisit?
Cette semaine, j’ai passe plusieurs jours bien, normale, ca ne m’a pas atteint.
Et puis hier, je me suis rejoué cette journée fatale, le coup de téléphone –le coup de poing dans l’estomac, surréel -, le retour à la maison et les véhicules d’urgence dans la rue. Et aujourd’hui avec l’achat des billets d’avion, j’ai passé plus de temps à penser à cet instant où je verserai ses cendres, et j’étais au bord des larmes plusieurs fois.
Je ne sais pas si c’est un souvenir réel ou si je l’ai inventé plus tard, mais je suis assez certaine que quand je suis arrivée dans notre rue ce jour là, la chanson de Natalie Grant « Your Great Name » (« Ton Nom Merveilleux ») passait à la radio et que le couplet « l’ennemi doit partir au son de ton nom merveilleux »  est tombé juste au moment ou j’arrivais. L’ennemi devait partir. Il avait laissé sa marque atroce, mais la victoire n’était pas sienne et il devait partir. Jésus est le Chemin, la Vérité et la VIE.

Monday, February 6, 2012

February 6

I have received the autopsy report since I last wrote, and this too was a big step. It was oddly clinical and cold to read about her dead body. The report is descriptive and does not attempt to explain what happened or how it happened, just the facts of her state at that point in time.
I have asked someone in the medical filed to help me understand the how and why, but have not discussed it with her yet.

The dogs are both doing fine and are in two families that are perfect for them.
Ellliott, living the life!

Elliott at the groomer's

***
I usually cry on the way home from work, it feels like I’ll never stop and yet I do, and no one in my family is able to tell I have cried.
Yesterday was the Super Bowl and we went to the first half of the church party and I was doing great until Kelly Clarkson sang the National anthem and then it just overwhelmed me. I could not stop crying… until I stopped, and I don’t think anyone noticed.
My mom loved this country so much; she had it in her blood. Going to rodeos, she would get up and put her hand on her heart when the Star Spangled Banner was sung. She bought the music sheet to play it on the piano. She loved the flag. She was very patriotic. But it was not about ideology or politics. It was about the land, and the people. How she loved this land!
I don’t know why I cry. I know why, but I don’t know why. Sometimes, I will feel like it doesn’t bother me at all that she’s gone and other times it crushes me. But it does not usually last very long. It just keeps coming back, over and over and over again. And I sort of welcome it, welcome the feeling of mourning, welcome the burning tears I can’t stop, and then get on with my life.
It is the memories. Even though our travels were already long gone, we cannot share the memories of them together anymore.  It is all these little things that I could only share with her that are gone. Humor, French, places we’ve been together, inside jokes; good memories have become nostalgia. They are still good, but are weighted down with sadness.








Depuis la dernière fois que j’ai écrit, j’ai reçu le rapport d’autopsie. C’est un document froid et clinique, simplement descriptif, qui n’explique en rien ce qui s’est passé ou pourquoi, juste son état a ce moment la dans le temps.
J’ai demandé à une infirmière de m’aider à comprendre le pourquoi du comment, mais nous n’en avons encore pas discuté.
Les chiens vont bien tous les deux et sont dans deux familles parfaites pour eux.
Je pleure souvent sur le chemin du retour a la maison, j’ai l’impression que je pourrais pleurer pendant des heures mais je m’arrête et personne dans ma famille ne s’en aperçois.
Hier, c’était le Super Bowl (championnat de foot américain) et nous sommes allés voir la première mi-temps à l’église et j’étais bien jusqu'à ce que Kelly Clarkson chante l’hymne national et là ca m’a bouleversée. Je n’ai pas pu retenir les larmes… jusqu'à ce que je puisse ; je ne pense pas que personne n’est remarqué.
Maman aimait tellement ce pays, elle l’avait dans le sang. Aux rodéos ou on allait, elle se levait et mettait sa main sur son cœur quand ‘hymne était chanté. Elle avait acheté la partition pour le jouer au piano. Elle aimait le drapeau. Elle était tres patriotique. Mais ce n’était ni idéologique, ni politique. C’était cette terre, et ses gens. Comme elle aimait cette terre américaine !
Je ne sais pas pourquoi je pleure. Je sais, mais je ne sais pas. Des fois, c’est comme si ca ne me faisait rien du tout qu’elle soit partie et d’autres fois, ca m’étouffe et m’écrase. Mais en général ca ne dure pas tres longtemps. Ca peut être intense pourtant. Et ca revient, ca revient toujours. Et j’accueille ces moments volontiers, j’accueille le sentiment de deuil, les larmes qui brulent et que je ne peux pas retenir, et puis je continue ma vie.
C’est les souvenirs. Même si nos voyages étaient déjà loin, on ne peut plus les partager ensemble. C’est toutes ces petites choses que je ne pouvais partager qu’avec elle qui sont parties. Notre sens de l’humour, le français, les endroits ou on a été ensemble, nos blagues ; les bons souvenirs sont devenus de la nostalgie. Ils sont encore bons, mais teintés de tristesse.


 

Thursday, January 26, 2012

The dog milestone / L'étape chien

What a day. Both Elliott and Gordon, my mom’s beloved dogs, are gone.
We had put up and ad and asked friends to spread the word about a month and a half ago, but nothing came out of it. We enjoyed spending that time with them, going on walks with them, playing with them and cuddling them. They are such sweet dogs. But we could not afford to keep them… We spent a bunch of money on them to get them up to date on their shots, get them flea and heartworm medication and we just can’t even afford the small monthly cost of food and medicine.
Just this week we decided to make up a deadline: once the bag of food we had just bought was gone, we would have to take them to the shelter, a thought my mom and us really hated. But we learned they do not euthanize dogs unless they are aggressive and they would probably have a good chance of being adopted, being young and attractive (sad to say for the other dogs).
Last night, I decided to put up one ad per dog –we had one ad with both of them so far and had gotten a couple of calls. I added nice pictures, a history, a description of their personality, why we needed to let them go, etc…
That same night, we got 2 calls for Elliott and one call for Gordon (on the old ad). The man who called for Gordon said he could not afford the $100 re-homing fee we decided to charge to avoid nasty people who do bad things to ‘free to good home’ pets. Well, we figured if they cannot afford $100, they cannot afford to keep a dog anymore than we do.
After the phone calls, I went to the garage to spend some time with the dogs and I just broke down and cried with them. Gordon looked so sad… I had a feeling I was saying goodbye. As I sat there, I wondered how many times they had comforted her when she cried. She loved them so much…
We had been emailing a lady who was first interested in Gordon a little while back. She had emailed me back on Monday (1/23) to let me know they had gotten another dog but he had viciously attacked her neighbor… so she was considering Gordon again. She happened to be in our neighborhood today –even though she’s never up here and they live pretty far from here. So she called and came to see him. Her family has another dog that looks just like Gordon and is the same age, but is female and loves to play just like him. That family also has two 10 year old kids (twins?). She was pleased with his greeting –no vicious attack- and decided to take him. I was at work, so Keith called me and I came home to see him off.  I cried all the way home.
Elliott looked a bit upset. He ate some food and later threw it all up in the yard.
A couple of hours later, we received a phone call from a family that had called last night for him and sounded very interested in him. They asked if they could come up to see him (they live in Windermere, about 45 minutes from us). The whole family came after dinner, mom, dad and the two kids, a 10 year old boy and a 12 year old girl. Elliott was very shy and stayed close to us. We asked him to climb in their SUV when they decided to take him and we had to pick him up, then he jumped back down when Keith walked away to go get something. Then I asked him again, and he jumped in of his own accord, like he knew.
And now, I cry as I write this too because it’s not so much about the dogs. I’m so happy they both got the perfect family for their needs and personalities and I know this was all master orchestrated by God Himself –nothing is too small for Him to be interested in. This timing was incredible. Keith had prayed last night, I had prayed also a few days ago and another friend was praying for them too.
It is about driving the reality home that she really won’t be coming back for them. It is making her death a little more final. It is the milestone that is finally opening the floodgates…
Montana, 2009

Gordon

Elliott




Quelle journée. Gordon et Elliott, les 2 chiens adorés de maman, sont partis.
On avait fait passer une annonce et demandé aux amis de passer le mot il y a à peu près un mois et demi, mais rien ne s’était passé. Nous avons apprécié le temps passé avec eux, à les promener, jouer avec eux et les câliner. Ce sont des chiens si gentils. Mais on ne pouvait pas les garder financièrement.
Cette semaine on avait décidé de se donner une date limite : une fois que le sac de nourriture serait mangé, il faudrait les emmener à la SPA, même si cette idée horrifiait maman et nous aussi. Mais on a appris qu’il n’euthanasie pas les chiens a moins qu’ils soient agressifs et ils auraient probablement eu de bonnes chances d’être adoptés, étant si jeunes et beaux (triste a dire pour les autres chiens).
Hier soir, j’ai fait passe 2 annonces, une par chien ; on en avait déjà une pour les 2 et on avait eu 2 coups de fils, mais rien d’autre.
Ce soir même, on a reçu 2 coups de téléphone pour Elliott et un pour Gordon. Le gars qui a appelé pour Gordon nous a dit qu’il ne pouvait pas se permettre de payer les 100 dollars qu’on demandait pour être sûrs de ne pas tomber sur des gens louches qui profitent des animaux gratuits pour des trucs pas beaux du tout. De plus, si on ne peut pas se permettre 100 dollars, on ne peut pas se permettre de nourrir un chien plus que nous…
Après les coups de téléphone, je suis allée dans le garage avec les chiens et je me suis effondrée et ai pleuré avec eux. Gordon avait l’air si triste. Je savais que je leur disais au revoir. Assise là, je me suis demandée combien de fois ils l’avaient réconfortée quand elle pleurait. Elle les aimait tellement…
J’étais en contact avec une femme qui était intéressée par Gordon, il y a un petit moment. Mais elle m’avait emailée lundi en me disant qu’ils avaient adopté un autre chien mais il avait vicieusement attaqué leur voisin… donc elle considérait de nouveau Gordon. Elle était dans notre quartier aujourd’hui, alors qu’elle habite loin de la et ne vient jamais par ici… Elle a donc appelé et est venue voir Gordon. Sa famille a une chienne qui ressemble beaucoup a Gordon, qui a du boxer, du même âge et qui adore jouer comme lui.  Elle a aussi 2 enfants de 10 ans (jumeaux ?) Elle a aimait la façon dont Gordon l’a accueillie, sans l’attaquer, et a décidé de l’emmener. J’étais au travail, Keith m’a appelée et je suis rentrée pour lui dire au revoir. J’étais en pleurs tout le long du trajet.
Elliott a eu l’air un peu perturbe. Il a mange un peu et a tout vomi dans le jardin.
A peine quelques heures plus tard, la famille qui nous avait appelés hier soir a rappelé et nous a demande s’ils pouvaient venir voir Elliott. Toute la famille est venue après le diner, papa, maman, un garçon de 10 ans et une fille de 12 ans. Elliott était très timide et restait près de nous. Quand ils ont décidé de l’emmener, on l’a mis dans leur voiture mais il a sauté pour suivre Keith alors qu’il partait chercher quelque chose. Quand je lui ai redemandé de monter dans la voiture, il y est allé de lui-même, comme s’il savait.
Et maintenant je pleure alors même que j’écris ca, parce que ce n’est pas vraiment à cause des chiens. Je suis contente qu’ils aient chacun trouvé la famille parfaite pour leurs besoins et leurs personnalités, et je sais que tout a été orchestre magnifiquement par Dieu lui-même –rien n’est trop insignifiant qui ne l’intéresse. Tout s’est si bien mis en place juste aujourd’hui. Keith avait prié hier soir, et j’avais prié aussi il y a quelques jours ; une amie aussi priait fort pour eux.
C’est plutôt a cause de ce que leur départ représente : elle ne reviendra vraiment pas les chercher. Ca rend sa mort un peu plus finale. C’est l’événement qui ouvre enfin les vannes…

Sunday, January 22, 2012

Things / Choses

(Photos are clickable to view larger).
I spent some more time going through her boxes. I know it’s going to take a long time because there aren’t that many chances to do it for a long enough while at a time.
She kept a lot of sentimental things such as my shoes, things from our trips in the US (flyers, maps, postcards, booklets, pens –she had a gazillion pens!- stickers, key chains, pins, etc…). She has letters from her parents, sisters, friends, mother’s day drawings and poems from me. I don’t know what to do with all this.
Our last move has pushed me to get rid of more of our stuff and I can’t stand clutter, so I’m always looking for ways to NOT keep things around if we don’t need them.
She was not exactly a pack rat, but she did keep some things. Some of them are easy to get rid of because they hold no meaning for me. Some are harder because, even though they hold no meaning, I’m curious about what they are, and think that maybe someone knows… Other things I really don’t know what to do with. There are a couple of antique items (a camera from the 30’s, a doll with real hair, old glasses).
And then there are the things I want to protect, such as some of her writings, drawings, photos of course.
It is so slow and painstaking.
I don’t have a lot of emotion when I do this –sort, pack, throw away. Maybe I don’t allow myself to think much. Or maybe it’s because bits of her are in all that stuff and I feel together with her.
I get emotional when I actually think about it, think about her in a different way. It’s so hard to describe.
I think part of me wants to ‘package her up’ in a pretty box. I want to gather her belongings, make sure I have the best of the best, then put it away, bring it out from time to time. But her, I want to keep close, write about her, think about her dreams, think about her accomplishments, think about her life, her love, her passion.  And that is when I cry.


My old Kickers "Made in France"


Antique doll



(On peut cliquer sur les photos pour les voir en plus grand)
J’ai passé encore un peu de temps aujourd’hui à trier ses affaires. Je sais que ca va prendre beaucoup de temps parce que je n’ai pas souvent l’occasion de le faire pendant un bon moment à la fois.
Elle avait gardé beaucoup de choses sentimentales comme mes chaussures, des choses de nos voyages aux USA (prospectus, cartes, cartes postales, brochures, stylos –elle avait plein de stylos !- autocollants, porte-clés, etc…) Elle a des lettres de ses parents, sœurs, amis, des dessins et poèmes de la fête des mères, de ma part. je ne sais pas quoi faire de tout ca.
Notre dernier déménagement m’a poussée a me débarrasser de beaucoup de choses  et je ne supporte pas le désordre, alors je cherche toujours a ne PAS garder les choses dont on n’a pas besoin.
Elle n’accumulait pas vraiment, mais elle gardait des choses. Certaines sont faciles a se débarrasser parce qu’elle n’ont aucun souvenir pour moi . D’autres sont plus difficiles, parce que même si elles n’ont pas des souvenirs attaché, elles me rendent curieuse et je me dis que peut-être quelqu’un sait. .. D’autres choses je ne sais vraiment pas quoi faire avec. Il y a quelques objets antiques (un appareil photo des années 30, une poupée avec de vrais cheveux, des lorgnons).
Et il y a les choses que je veux protéger, ses écrits, ses dessins, les diapos et photos bien sûr.
C’est lent et méticuleux.
Je ne suis pas très émue quand je fais ça –trie, met dans des cartons, jette. Peut-être je ne me permets pas de penser. Ou peut-être c’est parce qu’il y a des petits bouts d’elle dans chacune des ces choses et je me sens avec elle.
Je suis émue quand j’y pense un peu plus, je pense a elle d’une autre façon. C’est dur à décrire.
Je crois qu’une partie de moi veut ‘l’empaqueter’ dans une jolie boite. Je veux rassembler ses affaires, ne garder que le meilleur, le ranger et le ressortir de temps en temps. Mais elle, je veux la garder près, écrire a son sujet, penser a ses rêves, penser a ses accomplissements, penser a sa vie, son amour, sa passion. Et c’est la que je pleure.

Saturday, January 21, 2012

Flicka

I am reading « My Friend Flicka », in French, from the same book my mom got for Christmas when she was a young girl. I had read it at the same age too, but had never picked it up again. I found it along with the other two books telling the story of Ken McLaughlin, a boy who lives on a ranch in Wyoming. It is a beautiful story for horse lovers.
The more I read it, the more it becomes clear that my mom resembled more Flicka than Ken… She fell in love with Wyoming and the American West, the place where Ken grew up. She loved horses and would have done anything to ride –even ride a cow!- like Ken rode his horse.
But she had a strong love of freedom and independence, like a wild horse; and when she was little, she would play horse with her friends, and she would be the horse. I remember her telling me once that my hair felt like a colt’s hair when I had it cut short.
I have written an email to the ranch where Mary O’Hara wrote the Flicka books. I would like to spread her ashes there, and if not exactly there, somewhere in that area. I had thought of Yellowstone and Rocky Mountain National Park, but I think she belongs in Wyoming.



Je suis en train de lire « Mon amie Flicka » en français, le livre même que maman avait eu pour Noël il y a tant d’années, quand elle était une petite fille. Je l’avais lu a cette âge aussi, mais ne l’avais jamais relu. Je l’ai trouvé avec les deux autres livres de la trilogie qui décrivent la vie de Ken McLaughlin, un garçon qui vit dans un ranch du Wyoming. C’est une très belle histoire pour les amoureux de chevaux.
Plus je lis cette histoire, plus je m’aperçois qu’elle ressemblait plus a Flicka la pouliche, que Ken. Elle est tombée amoureuse du Wyoming et de l’Ouest Américain, l’endroit ou Ken a grandit. Elle aimait les chevaux et aurait tout fait pour monter –même monter une vache !- comme Ken montait a cheval.
Mais elle avait un amour très fort pour la liberté et l’indépendance, comme un cheval sauvage. Et quand elle était petite, elle jouait au cheval avec ses amies, et c’était elle le cheval. Je me souviens quand je m’étais fait couper les cheveux courts, elle me disait que mes cheveux étaient doux comme les poils d’un poulain.
J’ai écris un email au ranch où Mary O’Hara a écrit les livres de Flicka. J’aimerais y disperser ses cendres, et si ce n’est pas exactement cet endroit, au moins dans cette région. J’avais pensé au Parc de Yellowstone et au Parc des Rocheuses (dans le Colorado) mais je crois qu’elle appartient au Wyoming.

Sunday, January 8, 2012

Françoise

(Photos are clickable to view larger)
I dreamed of her this morning. I don't remember exactly what I was doing in my dream, but she appeared in her big yellow jacket, and I went over and hugged her and told her, in English “I miss you!” She replied: “I know, I cry too”. Then Keith woke me up –he had been up with the kids to let me sleep and it was time for me to wake up…

I actually hugged the last clothes she wore last night; I wished they smelled more of her, but there is not much of any smell at all. I also hugged her ashes, in the cardboard urn.
I don’t hold them often; this may have been only the 2nd time.
I know she’s not there and I know it wasn’t really her in my dream, just the longing of my heart for her.

I called her best friend from France yesterday, Françoise. These two have a history. It was nice hearing her voice and I know she reads this blog and connects via the internet to be close. My mom and Françoise met when I was about 3 and were instantly very close, and have always been through the years.
I think I’m looking for these human connections to be less alone. I’m still alone in her loss, it’s not something that can be totally shared; the deepest parts of grief, while universal, are so unique to each relationship. But hearing of others’ memories of her, memories a younger me might have belonged in, is soothing.

Françoise told me of a time she knocked on our apartment door and my mom and I were out, but she heard us coming up the stairs giggling together –given the address she gave me (place du Tampinet), I think I must have been around 7 or 8 years old. We had bought a baguette and had eaten half of it on our way back. Françoise said she didn’t know what we were giggling about, but there was this connection between us. There always was, until more recently when I got my own family and our mother-daughter relationship was not as central.
I didn’t really miss it, because I had my own family and she was close anyways. But I know she missed it… I know it is the way things were supposed to be. A mother’s love is one the biggest love there is, but I think her love for me surpassed that of normal mother’s love.


Maybe 1985 or 86?

(En cliquant sur les photos, on peut les voir plus grandes)
J’ai rêvé d’elle ce matin. Je ne me rappelle pas exactement ce que je faisais dans mon rêve, mais elle est apparue dans sa grande veste moutarde et je suis allée vers elle et l’ai serrée dans mes bras et je lui ai dit, en anglais  « Tu me manques ! » Elle m’a aussi répondu en anglais, « Je sais, je pleure aussi ». Très peu de temps après, Keith m’a réveillée –il m’avait laissée dormir un peu et c’était l’heure que je me lève.
Hier soir j’avais serré et senti les derniers vêtements qu’elle avait porté ; j’aimerais qu’ils sentent plus comme elle, mais ils n’ont vraiment aucune odeur. J’ai aussi porté et serré ses cendres, dans l’urne en carton. Je ne fais pas ca souvent, c’était peut-être la 2eme fois. Je sais qu’elle n’est pas la et que ce n’était pas vraiment elle dans mon rêve, juste ce que mon cœur voudrait.
J’ai appelé sa meilleure amie en France hier, Françoise. Ces deux la on t un passe. C’était bon d’entendre sa voix et je sais qu’elle lit ce blog et qu’elle se connecte via internet pour être proche. Maman et Françoise se sont rencontrées quand j’avais à peu prés 3 ans et ont été proches instantanément et l’ont toujours été toutes ses années.  
Je crois que je recherche les connections humaines pour être moins seule. Je suis quand même seule dans cette perte, ce n’est pas quelque chose que l’on peut complètement partager ; les parties les plus profondes du deuil, même si elles sont universelles, sont uniques a chaque relation. Mais d’entendre les souvenirs des autres, souvenirs auxquels une plus jeune ‘moi’ appartient peut-être, est réconfortant.
Françoise m’a raconté qu’une fois elle avait frappé a la porte de notre appartement et que nous n’étions pas la mais elle nous avait entendu monter les escaliers en riant toutes les deux. De part l’adresse qu’elle m’a rappelé (place du Tampinet), je devais avoir 7 ou 8 ans.  On avait acheté une baguette et on en avait mangé la moitie sur le chemin du retour. Françoise ne savait pas pourquoi nous rigolions mais il y avait cette connexion entre nous. Il y en avait toujours eu une entre nous, jusqu'à plus récemment quand j’ai fondé ma propre famille et notre relation mère-fille était moins centrale.
Cela ne me manquait pas vraiment, a cause de ma famille et on été quand même proches. Mais je sais que ca lui manquait… je sais que les choses sont supposées être comme ca. L’amour d’une mère est l’un des plus grands amours qui existent, mais je crois que son amour pour moi dépassait l’amour normal d’une mère pour son enfant.
Probably 1989. My mom, Francoise, me at the wheel and Francoise's son, Thibault.